Quel matériel pour dessiner un carnet de voyage? (simple, léger et vraiment efficace)

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On me pose très souvent cette question: "quel matériel faut-il pour dessiner un carnet de voyage?"

Et derrière cette question, il y a souvent une inquiétude. L’idée qu’il faudrait le bon carnet, les bonnes couleurs, les bons outils… avant même de commencer.

Avec le temps, j’ai compris quelque chose de beaucoup plus simple. Ce qui fait la différence, ce n’est pas le matériel que l’on possède, mais celui que l’on utilise vraiment... et pour cela, il doit être simple, léger, et toujours à portée de main.

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Pourquoi un matériel simple change tout

Quand le matériel est compliqué, on dessine moins. On attend d’être installé, d’avoir le temps, de sortir tout ce qu’il faut, et souvent… on ne fait rien.

À l’inverse, avec un matériel réduit, tout devient plus facile. On peut dessiner dans un café, dans un train, dans la rue, sans préparation.

C’est ce que je recherche c'est de pouvoir ouvrir mon carnet à n’importe quel moment, sans réfléchir, c’est là que les meilleurs dessins peuvent apparaître, spontanément.

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Le carnet
celui que vous aurez envie d’ouvrir

Le carnet est probablement l’outil le plus important. Pas pour sa qualité technique, mais pour la relation que vous allez avoir avec lui.

Je travaille principalement avec des formats A5, en vertical. Ce format est très confortable, ni trop grand, ni trop petit, et il permet de dessiner partout sans se faire remarquer.

J’utilise différents carnets, comme SeaWhite of Brighton, Talens Art Creation ou Moleskine. Certains ont des pages blanches, d’autres ivoire, mais cela change finalement peu de choses.

Ce qui compte vraiment, c’est une chose: est-ce que vous osez dessiner dedans? Ou... est ce qu'il est trop beau pour se risquer?

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Faut-il vraiment du papier 300 g?

C’est une question qui revient souvent et la réponse est simple: non. Les carnets que j’utilise sont autour de 130 à 140 g, et cela suffit largement pour dessiner et ajouter de l’aquarelle.

Un papier plus épais peut sembler plus “professionnel”, mais il a parfois l’effet inverse. Il impressionne, il freine, il fait hésiter. Avec un carnet plus simple, on se sent plus libre car on teste, on avance, on progresse sans pression.

Et même si le papier gondole un peu, ce n’est pas un problème. Il existe des techniques simples pour aplatir les pages, et avec le temps, le carnet se stabilise naturellement.

Le stylo
avancer sans effacer

Le stylo joue un rôle important dans ma façon de dessiner. J’utilise beaucoup le stylo à bille Bic, un stylo fluide, facile à utiliser, qui permet de tracer sans s’arrêter.

J’utilise aussi le Pilot V-Ball 0.5, une fois sec, il résiste bien à l’eau, ce qui permet de travailler ensuite à l’aquarelle sans abîmer le dessin.

L’aquarelle
moins de couleurs, plus de liberté

On pense souvent qu’il faut beaucoup de couleurs. En réalité, une palette de 10 couleurs suffit largement. Cela permet de mieux comprendre les mélanges, de simplifier et de gagner en cohérence.

J’utilise des marques comme Winsor & Newton, Van Gogh ou Daniel Smith, mais ce n’est pas le point essentiel. L’important, c’est de connaître ses couleurs et de les utiliser régulièrement.

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Les crayons de couleur
enrichir sans alourdir

Les crayons de couleur permettent d’ajouter des nuances, de renforcer certaines zones ou de travailler les détails, sans alourdir le dessin.

J’utilise notamment les Luminance de Caran d’Ache, ainsi que d’autres crayons, aquarellables ou non. Certains restent en surface, d’autres se fondent dans l’aquarelle. C’est cette combinaison qui devient intéressante avec le temps.

Ha! Sans oublier, je n’utilise pas de crayon noir, pour garder plus de légèreté dans le dessin.

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Une astuce simple
pour donner du mouvement au dessin

Parfois, quand je dessine des scènes de marché ou des personnages, j’aime commencer avec des crayons multicolores, cela apporte immédiatement du mouvement et évite que le dessin soit trop figé.

Les crayons Koh-I-Noor “Magic” sont très intéressants pour cela. Ils permettent de poser rapidement les premières lignes, avant de continuer avec le stylo et l’aquarelle.

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Le pinceau
un seul suffit

Pour la mise en couleur, j’utilise principalement un pinceau rond, à poils synthétiques, en taille 10 ou 12. Un seul pinceau suffit largement.

Parfois, j’utilise un pinceau à réservoir d’eau, notamment en voyage, mais je ne mélange pas les deux. Je choisis simplement celui qui correspond au moment.

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Ce qui compte vraiment
(et que l’on oublie souvent)

Avec le temps, je me suis rendu compte que le matériel n’est jamais le point de blocage. Ce qui compte, c’est de dessiner régulièrement, d’oser, de ne pas chercher à faire parfait.

Un matériel simple aide à cela. Il enlève la pression et permet de se concentrer sur l’essentiel: observer, tracer, profiter.

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Un petit exercice
pour mieux comprendre votre matériel

Si vous avez déjà du matériel chez vous, prenez une page de carnet et testez. Essayez différentes pressions, mélangez vos couleurs, superposez, allez plus vite, puis plus lentement, sans chercher à faire un beau dessin, juste pour voir.

C’est souvent dans ces moments-là que l’on comprend vraiment comment fonctionnent ses outils.

👉 Pour vous aider, j’ai créé une
petite fiche simple à télécharger.

Est-ce que vous avez déjà pris le temps de tester votre matériel comme ça, juste pour voir ce qu’il peut faire?

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